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La mise en place du RSA est plus lente que prévu

1 juin 2010   par Sebastien Drouant

La mise en place du RSA est plus lente que prévu. Lancé il y a un an par l’ex-ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, Martin Hirsh, seuls 35 % des allocataires potentiels du «RSA activité» en bénéficient, contre les 90 % escomptés.
Au total, 426 770 foyers bénéficient aujourd’hui du «RSA activité», pour un coût de 744 millions d’euros en 2009. La taxe de 1,1 % sur les revenus du capital créée pour le financer a quant à elle rapporté 833 millions en 2009 et a permis à l’État d’économiser 89 millions d’euros.

Pour Marc-Philippe Daubresse, le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives qui a repris fin mars le dossier, les raisons sont multiples : «Des gens qui ont droit au RSA n’y ont pas recours par défaut d’information ou parce qu’ils pensent qu’ils gagnent trop, constate le ministre. Il faut mieux communiquer auprès des prescripteurs du RSA pour que l’information arrive à leurs destinataires.». Ce manque d’information est présent dans d’autres domaines où des particuliers se demandent si par exemple, rachat de crédit et RSA sont compatibles.

Le ministre souhaite également simplifier les démarches administratives pour percevoir l’allocation et mieux coordonner les systèmes informatiques pour éviter les multiples saisines de documents qui découragent des bénéficiaires.

Marc-Philippe Daubresse envisage également de déployer le RSA au 1er janvier dans les Dom-Tom.

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