Peut on faire un rachat de crédit quand on est au chômage ?
Peut on faire un rachat de crédit quand on est au chômage ?
Une des questions qui revient fréquemment chez les particuliers intéressés par le rachat de crédit est la suivante : est-il possible d’avoir recours au rachat de crédit lorsque l’on perd son emploi ? A priori la réponse semble catégoriquement négative car un rachat de crédit exige forcément des revenus réguliers et stables de la part des emprunteurs. Cependant il existe un certain nombre de cas de figures où le regroupement est possible.
Lorsque qu’un particulier salarié se retrouve au chômage, il bénéficie pendant un certain temps des indemnités versées par les Assedics qui correspondent en quelque sorte à un revenu régulier de remplacement temporaire. Ces indemnités lui permettent de faire face à ses dépenses courantes en attendant la reprise d’emploi.
Mais lorsque le particulier était engagé dans le remboursement de crédits de consommation ou de crédit immobilier, le risque est fort que les mensualités à honorer chaque mois ne deviennent de plus en plus difficiles à payer, surtout si le particulier tarde à retrouver un emploi et un niveau de revenu comparable à celui qu’il avait au moment de la signature des prêts.
Une baisse du pouvoir d’achat se fait tôt ou tard ressentir et la situation financière peut se dégrader rapidement, avec son lot de conséquence: impayés, mises en demeures inscription au fichier FICP, découverts bancaires, frais de rejet bancaires, retards de loyers, etc. D’ailleurs, le licenciement suivi d’un chômage de courte ou longue durée est une des causes que l’on retrouve dans les dossiers de surendettement traités par les commissions de la Banque de France.
Le rachat de crédit peut alors apparaître comme une solution adéquate, car il permettrait à l’emprunteur de faire baisser les mensualités le temps qu’il retrouve un nouvel emploi stable, et puisse ainsi mieux supporter une telle période consécutive à un accident de la vie. Toutefois, il ne sera possible que dans certains cas de figure pour plusieurs raisons.
En premier lieu, les sommes versées par les Assedic du fait du chômage sont des indemnités. A ce titre elles ne sont pas considérées par les établissements prêteurs et par les banques comme des revenus. Elles ne rentrent donc pas en compte dans le calcul de votre capacité de remboursement de prêt. Ainsi si vous n’avez pas d’autres revenus à faire valoir, votre demande de rachat de crédit risque fort d’être rejetée quelque soit le courtier à qui vous confiez votre dossier.
En second lieu, les dossiers de refinancement de particuliers au chômage suscitent la méfiance des établissements prêteurs car un prêt constituerait un risque trop élevé à prendre, surtout si le particulier ne présente pas de promesses d’embauches ou autre document indiquant une amélioration de la situation financière à venir et surtout une stabilisation des revenus.
En pratique, il ne sera possible d’avoir recours au rachat de crédit que si vous présenterz votre demande de rachat de crédit avec un co-emprunteur, par exemple votre conjoint, ou alors un parent, disposant pour sa part d’une capacité de remboursement suffisante, qui garantira la solvabilité de votre dossier de refinancement.
Le courtier en rachat de crédit analysera votre dossier dans le détail : situation personnelle (célibataire, marié, divorcé, séparé, etc), professionnelle (salairé en CDD, CDI, retraité), patrimoine, montant des dettes, etc. La stabilité et le niveau des revenus du co-emprunteur, seront alors les critères déterminants pour l’obtention d’un rachat de crédit.